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De nos jours, le terme de pauses au travail peut vite prendre un sens différent pour chacun de nous. Bien souvent négligée et parfois sous-estimée, elle mérite d’en faire meilleur usage. Comment la réinventer pour en tirer tous les bénéfices et la productivité attendue ? Focus sur les bienfaits de ces temps précieux de déconnexion.

Travailler moins mais mieux

Pauses au travail : pourquoi c'est important - Nouveaux Bosseurs

Pour commencer, rappelons-nous que le cerveau est avant tout un muscle. Comme tout autre muscle plus connu, il doit consommer un certain taux de glucose pour fonctionner. De même, lorsqu’il effectue un effort, celui-ci perdra en vivacité s’il ne se repose pas de temps à autres. Les chiffres sont d’ailleurs éloquents : Pour une session de travail de 20 minutes consécutives, les capacités de concentration d’un individu baissent de 30%. Tandis qu’au terme de 50 minutes de travail, on observe une baisse de 50% de ses facultés cognitives. Une perte de performance qui peut être encore aggravée si la personne est interrompue ou dérangée dans son travail. 


Ainsi, les employés profondément concentrés dans leur travail pendant 52 minutes auraient besoin de 17 minutes de pause pour fournir des efforts intenses et un travail qualitatif tout au long de la journée.

Quand on sait que l’article L3121-33 du code du travail impose un temps minimum de pause de 20 minutes toutes les 6 heures de travail, cela semble bien éloigné des réels besoins physiologiques de notre cerveau. 

Un sujet de management

Si le code du travail prévoit ce minimum légal, il est tout à fait possible de faire preuve de souplesse et de l’optimiser. Les conventions collectives peuvent acco rder des temps de pause plus longs ou plus fréquents. Vous pouvez donc inscrire un tel dispositif dans le règlement intérieur pour que chaque salarié puisse en prendre connaissance facilement. 

Zapper les pauses pour travailler plus : la fausse bonne idée

Un cerveau surmené peut vite vous jouer des tours. Sans temps de repos, les pensées parasites peuvent prendre le dessus. Ceci créé alors une véritable saturation et une baisse de l’attention importante. D’autres signaux doivent alerter tels que l’irritation, une sensibilité accrue aux bruits, l’incapacité de prendre du recul sur un sujet. 

À long terme, un épuisement psychique et physique peut apparaître et être la cause d’accidents du travail et de burn-out. 

Pourquoi les pauses sont-elles sous-estimées ?

Les signes avant-coureurs de fatigue psychique et intellectuelle sont subtils et difficilement identifiables. Les employés ne sont parfois pas en mesure de percevoir leur baisse de performance et voudront continuer la tâche. Un mécanisme souvent encouragé par l’exigence de productivité accrue attendue et les dead-line toujours plus serrées.

Les pauses, des moments de connexion aux autres

Pauses au travail : créer des liens - Nouveaux Bosseurs

La déconnexion temporaire à son poste est aussi un excellent vecteur de relationnel pour se reconnecter à son environnement social. Selon plusieurs études, un temps de pause d’au moins 10 minutes entre collaborateurs est bénéfique en tout point. Il réduit le stress relié aux relations de hiérarchie, et augmente le sentiment d’accessibilité de ses supérieurs. Les employés viennent à créer plus de liens et développe une image plus qualitative de leur employeurs. (1,2) 

Optimiser les pauses selon l’activité des employés

Selon la nature du métier exercé, chaque pause doit revêtir un caractère manuel ou bien intellectuel. Une étude récente démontre que pour un travail manuel, il faut faire des pauses impliquant une certaine réflexion. Cela viendra davantage rétablir les capacités des employés que s’ils ne faisaient rien durant ce repos. Et plus la pause activera l’activité mentale, plus les performances se verront restaurées une fois de retour à l’activité manuelle. 

Le cerveau définit donc une pause optimale en restant actif, mais autrement. 

Il en est de même lorsque l’activité d’un salarié nécessite une concentration intense et beaucoup de réflexion. Celui-ci devra alors s’accorder des pauses plus manuelles ou relevant de l’activité physique. Avec un effort mental moindre et différent, cela lui permettra d’accroître son niveau de performance par la suite. 

Ainsi, utiliser son temps de pause pour surfer sur les réseaux sociaux ou sur ses emails s’avère inefficace si les individus concernés travaillent sur ordinateur. Le changement de contexte et d’activité demeure la règle d’or d’une véritable pause régénératrice. 

Réinventer les pauses avec Nouveaux Bosseurs 

Utilisez donc vos pauses à bon escient pour en tirer le meilleur. Organisez des pauses complémentaires à la nature du travail de vos salariés. En format flash ou sur des durées plus conséquentes, faites nous part de vos envies. Nous construirons un programme de pauses optimal pour booster la productivité de vos salariés. Qu’il s’agisse d’ateliers DIY, siestes musicales, séances de sport créatives, nous débordons d’idées pour améliorer la qualité de vie au travail de vos salariés. Contactez-nous ! 

1.MICHISHITA, R., JIANG, Y., et coll. (2017). « The Practice of Active Rest by Workplace Units Improves Personal Relationships, Mental Health, and Physical Activity Among Workers ». Journal of Occupational Health, vol. 59, no 2, p. 122-130.3.
2. PIERRE J et I, B. (2010). Un esprit sain dans un corps sain : promouvoir le sport au travail., Gestion, vol. 35, no 3, 10 p.